Quand on parle actuellement d’Europe, on désigne le continent et/ou la communauté européenne (U.E.).
Mais c’est aussi le nom d’une héroïne de la mythologie grecque au destin exceptionnel.
Quand on parle actuellement d’Europe, on désigne le continent et/ou la communauté européenne (U.E.).
Mais c’est aussi le nom d’une héroïne de la mythologie grecque au destin exceptionnel.
Le 24 juin, c’est le jour de la Saint-Jean et c’est aussi celui de la déesse Fortuna.
La Saint-Jean — fête nationale du Québec — est encore célébrée dans quelques pays d’Europe. Pour la fêter, on allume de grands feux (les “feux de la Saint-Jean”), on fait de la musique, on chante et on danse presque toute la nuit !
Or, à la même date, dans l’antique Rome, on célébrait, au milieu de l’allégresse générale de la foule, esclaves inclus, la fête de la déesse Fortuna.
Io est le (très court) nom d’une héroïne de la mythologie grecque qui a vécu une longue histoire.
L’histoire d’Io — comme l’Histoire d’O, célèbre roman érotique du XXè siècle — est pleine de rebondissements, dont l’érotisme n’est d’ailleurs pas absent !
Dans l’Antiquité, à Rome, des cérémonies en l’honneur de Vesta — divinité essentielle pour la Ville — avaient lieu du 9 au 15 juin.
C’était une période néfaste, où il était interdit de se marier et déconseillé d’entreprendre quelque affaire importante à l’extérieur de la Ville (voyage, commerce, guerre etc.). Il fallait seulement se consacrer à honorer les dieux.
Que se passait-il, et pourquoi ?
Chez les Romains, le mois de juin était consacré à la déesse Junon, mais d’autres traditions en font également le mois du dieu grec Hermès, devenu Mercure (Mercurius) en latin.
Sur la photo de couverture, il surmonte l’entrée d’un grand hôtel de Baltimore (États-Unis), et figure à gauche avec tous ses attributs.
Pourquoi un hôtel ? Pourquoi ces statues ? Et pourquoi l’emploi fréquent des noms d’Hermès ou de Mercure dans notre monde contemporain ?
On ne sait pas avec certitude si le nom du mois de mai provient de Maia, nom de deux divinités différentes.
L’une, nymphe grecque, était la mère du dieu Hermès ; l’autre, déesse italique, personnifiait l’éveil de la nature au printemps, la fécondité et le renouveau.
Cependant, le mois de mai, bien qu’associé à la jeunesse, à la vitalité et à l’amour, était formellement déconseillé pour les mariages, dans la Rome de l’Antiquité.
Pourquoi ?
À l’exposition sur la Grèce antique, que j’ai récemment vue à Montréal (Les Grecs et nous), j’ai remarqué une tête de Gorgone (Méduse, peut-être ?) en or, jadis ornement d’une cuirasse en cuir et lin portée par le roi de Macédoine Philippe II. Mais ce n’est pas elle qui figure en couverture de cet article ; nous y reviendrons.
Pourquoi le souverain macédonien — et, plus tard, son fils Alexandre le Grand — portait-il un tel ornement sur son armure ?
Et pourquoi retrouve-t-on dans de multiples endroits la tête de Méduse, la plus célèbre des Gorgones ?
Avril était, pour les Romains, le mois de Vénus, car, si l’on en croit Ovide, il lui devait son nom.
Mais il était également consacré à une déesse moins connue, mais complémentaire de Vénus : Flora (Flore), déesse du Printemps, des Fleurs et de la Fertilité.
Le 15 février, à Rome, avait lieu la fête des Lupercales (Lupercalia), à l’origine une fête de bergers, protégés par le dieu latin Faunus, alias Lupercus, qui écartait les loups (lupi) des troupeaux, nous apprend le Dictionnaire de l’Antiquité. Faunus, dieu rustique et devin, était la version latine du dieu grec Pan.
Pourquoi Caius JULIUS CAESAR a-t-il donné son nom à juillet, un mois de l’année, au même titre que Janus (janvier), Mars, Aphrodite (avril) et Junon (juin), divinités gréco-romaines ?
Parce que cet homme qui fut tout-puissant à Rome (imperator ou général en chef, homme politique, pontifex maximus ou grand prêtre, et dictateur à vie) est devenu un dieu !