J’ai hésité à proposer comme titre de cet article : “L’insoutenable beauté du narcisse”. Ne fallait-il pas plutôt écrire : “L’insoutenable beauté de Narcisse” ?
Car, de la fleur au personnage, quel est le lien ?
Étude du Grec ancien.
J’ai hésité à proposer comme titre de cet article : “L’insoutenable beauté du narcisse”. Ne fallait-il pas plutôt écrire : “L’insoutenable beauté de Narcisse” ?
Car, de la fleur au personnage, quel est le lien ?
La Recoleta est sans doute le lieu touristique le plus visité de Buenos Aires, un must-see, comme on dit en anglais.
Et pourtant, cette attraction numéro 1 est un cimetière !
Mais loin d’être morbide, une promenade dans cette nécropole argentine apporte le plaisir de nombreuses découvertes. J’y ai passé une demi-journée en février 2020, et je vous propose maintenant de m’accompagner rétrospectivement dans un parcours riche en symbolisme.
L’expression “masques et bergamasques”, empruntée au vers 2 du poème Clair de lune de Paul Verlaine (in Fêtes galantes, 1869), paraît étrangement actuelle en ces temps de pandémie de COVID-19.
Dans ce poème, en effet, Verlaine évoque le paysage intérieur d’une “âme”, avec des images picturales et des sonorités musicales. Par exemple, la proximité des mots “masques” et “bergamasques” crée une rime interne dans le vers. D’autre part, le mot “bergamasques” désigne d’anciens airs de danse, et aussi les habitants de Bergame — qui est, par coïncidence, l’une des premières villes italiennes à avoir été aux prises avec la pandémie.
Quant aux “masques”, carnavalesques dans l’évocation de Verlaine (on peut penser à Arlequin et autres personnages de la commedia dell’arte), ils sont maintenant posés sur beaucoup de visages de nos contemporains : soignants, malades … et tout un chacun. Mais, actuels instruments de prophylaxie et d’hygiène, les masques peuvent avoir d’autres usages. Quel est, quel a été, leur symbolisme ?
Avec les photos de mes voyages dans le temps (l’Antiquité gréco-romaine !) et l’espace (le Japon où j’ai séjourné en 2017), je propose ici quelques explications.
Coronavirus oblige, en confinement chez moi, je ne voyage plus, je me contente de parcourir ma maison ; et ce lundi matin j’ai fait une “chasse au trésor” insolite, un inventaire gréco-latin de produits, “ménagers” et autres, de mon quotidien au Canada !
Avertissement : mes photos sont authentiques et je ne fais aucune publicité.
Continue reading “Inventaire gréco-latin en temps de confinement”
Comme mon précédent article l’annonçait, voici quelques trouvailles que j’ai faites se référant à l’Antiquité grecque dans la capitale de l’Argentine moderne.
En visitant l’exposition “Age of Classics!” au Musée Saint-Raymond (ou MSR) de Toulouse le 18 septembre 2019, j’ai vécu une expérience inédite. Et, en même, temps je pourrais dire que je me suis sentie en pays de connaissance !
En effet, moi qui aime repérer des références à l’Antiquité gréco-romaine dans l’actualité, où que je sois (cf. “À propos de ce blog”, page d’accueil), j’ai été enthousiasmée par cette exposition, dont la conception est ainsi affichée (panneau d’entrée) : “Age of Classics!” fait dialoguer des objets antiques avec des productions réalisées après l’année 2000, pour interroger notre rapport au monde gréco-romain dans ce qui fait notre quotidien : littérature, bande dessinée, cinéma et séries, arts plastiques … Comment l’Europe réinterprète-t-elle son héritage ? Quel est le lien entre Grèce, Rome, et États-Unis d’Amérique ? Pourquoi l’Asie explore-t-elle l’histoire occidentale dans ses productions ? Pourquoi l’Antiquité n’a-t-elle jamais cessé de circuler, d’être confrontée aux différents temps présents ?
Particulièrement visibles à la mi-août, les Perséides traversent le ciel d’été de l’hémisphère Nord : comme beaucoup de corps célestes, ces étoiles filantes portent un nom grec, celui du mythique héros Persée. En grec ancien, le suffixe –ιδης ou –ιαδης (-ide ou -iade, en français) a, en effet, une valeur patronymique et désigne la descendance d’un individu. Ainsi Achille est-il appelé “le Péléide” (Πηλειδης, fils de Pélée) et Héraclès parfois nommé “Alcide” (car apparenté à Alcée, lui-même fils de Persée). Donc les Perséides sont “les enfants de Persée”.
Pourquoi avoir donné ce nom à ces météores, et qui était Persée ?
De deux choses lune, l’autre c’est le soleil, a écrit Jacques Prévert.
En ces jours où l’on commémore le cinquantième anniversaire de l’arrivée de l’Homme sur la Lune, ces vers pleins d’humour du poète français rappellent que “l’astre des nuits” a suscité (et suscite encore) toutes sortes de poèmes, chansons, dessins, peintures et films, souvent pleins de drôlerie et, à coup sûr, d’imagination.
Le 21 juin, c’est la Fête de la Musique, une fête conviviale, devenue internationale, et qui marque joyeusement l’arrivée de l’été dans l’hémisphère Nord !
Cette fête n’existe pas depuis très longtemps, mais il existe de la musique dans toutes les civilisations et à toutes les époques, y compris dans l’Antiquité.
Alors, ce n’est pas “En avant la musique !”, mais plutôt “En arrière”, que j’ose dire, en vous invitant modestement à découvrir quelle musique les anciens Grecs et Romains connaissaient.
J’ai un ami qui se dit “ailurophile” : il collectionne les chats. Bien sûr, il ne les “collectionne” pas, à proprement parler, mais il en a plusieurs et il les adore, photographiant leurs moindres faits et gestes (cf. Shimo et Yuki sur la photo ci-dessus) !
Cette passion m’a suffisamment intriguée pour que j’aie envie d’en savoir plus sur les chats — et surtout, d’un point de vue linguistique et culturel, sur l’origine des mots “chat” et “ailurophile”.
Voici donc, entre autres, une petite leçon de vocabulaire.