La lavande est une plante qui me fait penser à l’été. Mais elle a aussi une longue histoire.
Voici ce que j’ai appris à son sujet.
Continue reading “Deux ou trois choses que je sais de la lavande”
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La lavande est une plante qui me fait penser à l’été. Mais elle a aussi une longue histoire.
Voici ce que j’ai appris à son sujet.
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Le 30 juin 2015, Jupiter avait rendez-vous avec Vénus ! Je veux parler des planètes, qui se trouvaient alors en conjonction — phénomène rare en astronomie.
Nous entrons dans le mois de juillet, qui doit son nom à Jules César, mais qui était, chez les Romains, consacré au dieu Jupiter.
Sur la photo de couverture, extraite d’un tableau du peintre français Ingres (1811), on voit Jupiter en majesté, imploré par la déesse Thétis, la mère du héros grec Achille. Elle cherche à obtenir son intervention pour aider son fils lors de la Guerre de Troie.
Que d’anecdotes et d’histoires, que de représentations artistiques, que de symboles pour un même personnage, Jupiter (assimilé au Zeus grec) !
Mon propos n’est pas d’en faire un inventaire exhaustif — ce serait une gageure — mais d’évoquer quelques rencontres que j’ai faites moi-même avec le Maître de l’Olympe !
Le 24 juin, c’est le jour de la Saint-Jean et c’est aussi celui de la déesse Fortuna.
La Saint-Jean — fête nationale du Québec — est encore célébrée dans quelques pays d’Europe. Pour la fêter, on allume de grands feux (les “feux de la Saint-Jean”), on fait de la musique, on chante et on danse presque toute la nuit !
Or, à la même date, dans l’antique Rome, on célébrait, au milieu de l’allégresse générale de la foule, esclaves inclus, la fête de la déesse Fortuna.
Io est le (très court) nom d’une héroïne de la mythologie grecque qui a vécu une longue histoire.
L’histoire d’Io — comme l’Histoire d’O, célèbre roman érotique du XXè siècle — est pleine de rebondissements, dont l’érotisme n’est d’ailleurs pas absent !
Dans l’Antiquité, à Rome, des cérémonies en l’honneur de Vesta — divinité essentielle pour la Ville — avaient lieu du 9 au 15 juin.
C’était une période néfaste, où il était interdit de se marier et déconseillé d’entreprendre quelque affaire importante à l’extérieur de la Ville (voyage, commerce, guerre etc.). Il fallait seulement se consacrer à honorer les dieux.
Que se passait-il, et pourquoi ?
Chez les Romains, le mois de juin était consacré à la déesse Junon, mais d’autres traditions en font également le mois du dieu grec Hermès, devenu Mercure (Mercurius) en latin.
Sur la photo de couverture, il surmonte l’entrée d’un grand hôtel de Baltimore (États-Unis), et figure à gauche avec tous ses attributs.
Pourquoi un hôtel ? Pourquoi ces statues ? Et pourquoi l’emploi fréquent des noms d’Hermès ou de Mercure dans notre monde contemporain ?
Dans ma région d’origine (la Charente Maritime), en France, on consomme habituellement les huîtres, vertes, lors des “mois en R” (ce qui exclut mai, juin, juillet et août), bien que l’on puisse faire entorse à cette “règle”, tourisme gastronomique oblige !
Lors d’un voyage en mai à Baltimore (États-Unis), j’ai eu l’occasion d’en goûter quelques-unes, également délicieuses (photo ci-dessus).
Ce qui m’a amenée à chercher comment les dégustaient les anciens Romains, qui en raffolaient.
Un simple nom, écrit dans un cartouche en bas d’un buste peint, suffit à faire de cette représentation d’une femme une satire explosive pour les contemporains du peintre … qui, prudemment, ne signe pas son œuvre !
Nous allons voir pourquoi en analysant ce tableau.
On ne sait pas avec certitude si le nom du mois de mai provient de Maia, nom de deux divinités différentes.
L’une, nymphe grecque, était la mère du dieu Hermès ; l’autre, déesse italique, personnifiait l’éveil de la nature au printemps, la fécondité et le renouveau.
Cependant, le mois de mai, bien qu’associé à la jeunesse, à la vitalité et à l’amour, était formellement déconseillé pour les mariages, dans la Rome de l’Antiquité.
Pourquoi ?
À l’exposition sur la Grèce antique, que j’ai récemment vue à Montréal (Les Grecs et nous), j’ai remarqué une tête de Gorgone (Méduse, peut-être ?) en or, jadis ornement d’une cuirasse en cuir et lin portée par le roi de Macédoine Philippe II. Mais ce n’est pas elle qui figure en couverture de cet article ; nous y reviendrons.
Pourquoi le souverain macédonien — et, plus tard, son fils Alexandre le Grand — portait-il un tel ornement sur son armure ?
Et pourquoi retrouve-t-on dans de multiples endroits la tête de Méduse, la plus célèbre des Gorgones ?